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Cosmo Pyke • Just Cosmo (album écoute intégrale)

Cosmo Pyke n’est pas encore un nom qui a trop raisonné dans les contrés françaises mais le kids était déjà sur tous les radars UK depuis bon nombre de mois. À même pas 20 ans le gamin originaire du sud de Londres a déjà pas mal de cordes à son arc : skater aguerri, modèle, il a tourné dans le clip du superbe « Nike » de Frank Océan mais surtout il divulgue des bravoures pop aux sonorités jazz, ska et brit pop qui ne sont pas sans nous rappeler un certain Zoo Kid aka King Krule.

Just Cosmo est son tout premier EP et voit le jour après la divulgation de quelques superbes morceaux comme « Social Sites ». On y retrouve cette veine UK qui préfère parler de son quotidien plutôt que d’inénarrables métaphores sur la vie, l’amour, la mort. Passé par la célèbre Brit School – qu’il n’a d’ailleurs guère apprécié – Cosmo Pyke propose ici un premier support sacrément réussi.

Il sera en live au Festival l’Ère de Rien le samedi 29 avril.

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Only Real • In The Mood Demo

Après la sortie d’un premier LP somme toute bien agréable mais pas forcément à la hauteur de ses précédentes sorties, Only Real a pris pas mal de recule et s’est fait discret autant dans sa production que dans ses communications. Un retour semble en chemin avec une toute première démo enregistrée à l’arrache mais à la mélodie toute only-realienne. Damn, ça nous avait bien manqué tout ça.

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Loyle Carner • Stars and Shards

Alors qu’il clôture tout juste sa tournée européenne, Loyle Carner sort un nouveau morceau ce mardi. Excellent timing en ce qui nous concerne : notre interview du petit Loyle lors de son passage au Pop-Up du Label à Paris le 21 avril dernier est également disponible. On vous l’annonce tout de suite, un album est en préparation !

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Loyle Carner • Interview

Favori de la rédaction, cela fait un petit moment que l’on mise sur Loyle Carner. C’est donc avec plaisir que l’on est allés discuter avec lui avant son concert au Pop-Up du Label le 22 avril à Paris. Petit prodige made in UK du hip hop game, Loyle est surtout un mec cool : hyperactif, un poil timide mais super sympa. Un bon type quoi. En quelques productions, il a déjà su imposer son accent east-london et ses textes à fleur de peau. Afin de mieux cerner le personnage, on a décidé de lui parler de foot, de lui, de son écriture et évidemment, de ce qu’il compte nous offrir dans les semaines à venir.

 

Salut Loyle ! Comment tu te sens à Paris ?

Salut ! Ça va, je suis déjà venu une fois à Paris mais jamais pour la musique. Paris est magnifique. C’est juste magnifique ici, j’adore ça !

 On m’a dit que tu venais juste d’acheter un maillot de foot de l’équipe de France, on m’avait dit que tu étais un grand fan de foot. On dirait que c’est un gros truc dans ta vie. Ça te dit que je commence par une question sur le foot ?

 Ok, cool !

Quand tu viens de South London, comment c’est possible de supporter Liverpool?

 Quand j’étais plus jeune, je regardais beaucoup le foot. Je regardais les joueurs de l’équipe d’Angleterre et Michael Owen a marqué un but contre l’Argentine. J’ai demandé à mon père « c’est qui ? Qui a marqué le but ?! » et il m’a répondu « c’est Michael Owens, il joue pour Liverpool ». Depuis, je suis un fan de Liverpool. Donc en fait c’est grâce à Michael Owen… C’était lui que je supportais !

C’est courant en Angleterre de supporter une équipe qui n’est pas de ta ville ?

Ouais ouais, en fait beaucoup de gens le font. A Londres tout le monde supporte tout le monde. Il n’y a pas de club à Londres. Tout le monde supporte des équipes aux quatre coins de l’Angleterre.

En ce qui concerne Liverpool, ça a l’air plutôt prometteur avec l’arrivée de Jurgen Klopp. Tu le sens comment pour la saison prochaine ?

Oh, all over the moon ! J’ai très hâte ! J’ai vraiment hâte que la saison prochaine commence, je suis à fond ! C’est le meilleur !

Merci pour ça, on y croit aussi du coup ! Maintenant, parlons de toi et allons droit au but : est-ce que tu vas bientôt sortir un album ?

Oui. Enfin…. Ouais. Il y a un album. Je suis en train de travailler dessus. Je vais sortir de la musique prochainement. J’ai un titre qui sort mardi (26/04, en écoute ci-dessous). Ensuite, il y en aura un autre un peu plus tard, vers l’été. Et encore un en fin d’année. Mais bon, je ne sais pas vraiment quand sortira l’album. Ce dont je suis sûr c’est que je sors une chanson Mardi ! Mais c’est certain qu’il y aura plus de musique cette année. Mon album devrait sortir en début d’année prochaine.

Tu seras seul sur cet album ou tu nous prévois quelques featurings ?

Il y en a déjà quelques-uns mais j’essaie de les limiter. Tu sais, j’ai tellement de choses à dire que je ne sais pas si je serais capable de dire tout ce que je veux si une autre personne chante avec moi sur tout l’album. Rebel Kleff sera sur l’album, ça c’est sûr. Et un autre mec de chez Def Jam qui fait partie de mes héros. C’est très excitant !

En parlant de héros, aujourd’hui, la scène hip hop est énorme, il y a tellement de choses qui se passent ! Qui t’a le plus influencé ?

Quand j’ai commencé et que je découvrais à peine ce qu’était le hip hop, il y en avait genre, des millions! Les plus gros étaient Method Man, Common, Mos Def, Ludacris … ouais, je pense que ceux-là étaient les influences vraiment rap. Ensuite, plus vers chez moi (UK) il y en a eu quelques-uns comme Jehst et Ghetts, Skinnyman, Roots Manuva … Plein de monde quoi !

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Tu as aussi tourné avec Joey Bada$$, c’était comment?

Ouais ! C’était génial ! C’est venu grâce au mec qui bookait sa tournée. Il bookait aussi mes dates et il m’a dit « je pense que tu serais parfait pour faire la première partie de Joey » et j’ai répondu « OUI, 100% OUI ! ». Le mec est tellement humble et généreux. C’est fou, c’est vraiment quelqu’un de sympa. C’est tellement une superstar, on pourrait penser autre chose. Pourtant si tu le rencontres tu te dis juste que c’est un gars humble, un gars humble qui vient d’Amérique.

Tu as fait un peu de musique avec lui ?

Quand on partait il m’a dit qu’on devrait se retrouver en studio quand il reviendrait à Londres la prochaine fois. Avec un peu de chance, ça arrivera mais je ne veux pas presser les choses. Si ça arrive ça arrive, tu vois. C’est cool.

Super ça ! En ce qui concerne tes collaborations, tu as déjà fait un truc avec Rejjie Snow par exemple,  sur « 1992 ». Comment ça s’est passé ? Tu le connaissais déjà ?

Ouais, je le connaissais. J’étais chez un mec, juste pour chiller. Et il était là pour rendre visite à des potes. On a fini par discuter et on était exactement sur la même longueur d’ondes d’un point de vue musical. Il me voulait sur son EP alors je lui ai dit “OUI, 100% OUI”. C’est venu comme ça. Il est vraiment très cool.

Et Archie Marshall ? Vous étiez dans la même école je crois. Tu penses quoi de sa musique ?

Ouais, on était dans la même école mais je ne le connais pas. Sa musique est cool.

Revenons à toi. Quand tu étais gosse, tu étais hyperactif et dyslexique, c’est quelque chose qui a influencé ta manière d’aborder la musique ? 

Quand j’étais plus jeune, on me disait tout le temps que j’étais stupide, que je ne devrais pas écrire, que je ne comprenais ni les mots ni les paroles. Mais pour moi, écrire de la musique était quelque chose que je pouvais faire. Je savais que je n’étais pas trop mauvais et que j’avais un espèce de talent pour ça. Donc ouais, je pense que je peux dire que la musique m’a vraiment, vraiment sauvé dans la mesure où ça me permettait d’écrire et de trouver mon propre monde.

Tu as commencé d’abord par la musique ou par l’écriture ?

C’était d’abord l’écriture puis la musique est venue d’elle-même. Au début, j’écrivais des poèmes puis ça a évolué en musique. C’était vraiment quelque chose que j’ai trouvé juste pour moi. Je voulais juste rentrer chez moi, écrire et mettre en ordre les choses dans ma tête, tu vois.

Tu es aussi très engagé dans différents projets, par exemple, il y a ton projet de cuisine. Tu peux nous en dire plus ?

Oui bien sûr, le projet de cuisine est trop cool ! En fait je suis en train de mettre en place cette école de cuisine pour des ados hyperactifs entre 14 et 16 ans dans l’Est de Londres. Ce n’est pas vraiment mon quartier, c’est un endroit très à la mode, plutôt cool mais on a une cuisine qu’on nous permet d’utiliser gratuitement grâce à notre projet. Ça va être tellement cool ! Ça commence dans deux semaines et les ados viennent pour six semaines. On va leur donner des cours de cuisine. A côté, on va essayer d’ouvrir un gros restaurant, dans le genre restaurant pop up.  Ca va être vraiment génial si j’arrive à bien le faire ! Il y a moi et un autre mec qui bosse chez un traiteur. On sera deux à donner des cours aux gamins.

Quand on pense à la combinaison cuisine/musique, on pense directement à Action Bronson. C’est ce qui t’a inspiré ?

Ouais, j’ai été un grand fan d’Action Bronson pendant longtemps. J’étais encore au lycée quand j’ai trouvé sa musique pour la première fois. Il a vraiment bien fait son truc. Mais il est plus dans le délire d’expérimenter et de découvrir des choses en voyageant. J’adorerais proposer ce genre de projet aux gamins mais il faut pas mal d’argent …

C’est quoi ta relation avec la cuisine ?

Ca a toujours été hyper important dans ma famille ! Mon grand père et ma grand-mère étaient d’excellents cuisiniers, ma mère et mon beau père aussi. Tout a un rapport avec la bouffe dans ma maison, donc forcément, je me suis mis à cuisiner aussi.

Revenons à la musique. En ce moment, on voit apparaître une  scène hip hop très talentueuse aux alentours de l’Angleterre. C’est hyper intéressant et on pense que ça crée réellement un nouveau souffle au hip hop. Quand on pense à cette scène, on pense notamment à toi, Rejjie Snow, Archie Marshall et ses différents alias… Tu vois de quoi je parle ?  

Ouais, c’est vrai que ça bouillonne partout. Mais tu sais, quand on a organisé cette tournée, je pensais vraiment pas que tant de choses allaient se produire. C’est bizarre parce que je viens de Londres et je ne me rends pas compte qu’on écoute ma musique dans toute l’Europe. C’est fou ! Ca n’a pas de sens pour moi ! C’est ma première tournée Européenne et certaines dates sont déjà ou one été soldout. C’est fou, c’est hyper important pour moi, merci !

Merci à toi Loyle !

 

On reste donc à l’affut et on continue de parier sur le cool Loyle Carner. Pour ceux qui ont eu la chance de le voir en live, lui et son acolyte Rebel Cleff sont tout simplement géniaux. Le concert était très intense, merci Loyle. On continue de miser sur toi, maintenant plus que jamais !

We have been betting on the guy for quite a time now. That’s why we were really happy to discuss with Loyle Carner before his show in Paris on April 22nd. Hip hop game’s prodigy made in UK, Loyle is a cool guy: hyperactive, a bit shy but very nice above all. Well, he’s a good guy. His lyrics are personal, true, sensitive and sensible. Despite his small number of releases, he already is a solid artist. In order to know him better, we decided to talk to him about football, his writing and of course what he’s going to offer us in the coming weeks.

Hey Loyle! How do you feel in Paris? They told me you’re just back from buying a French football jersey, that’s a good thing because someone told me you really like football. It seems to be a big thing in your life, do you mind if my first question is about football?

Hi! I’ve been in Paris once before but I didn’t play a show. Paris is beautiful, it’s just beautiful out here man, I love it. Okay cool, yeah!

You’re a Liverpool fan, that’s right?

Yeah, okay yeah…

How is it possible when you’re from South London to support Liverpool?

When I was younger, I used to watch football. I watched the players from the England team and Michael Owen scored a goal against Argentina. And I asked my dad, I was like ‘who’s that, who scored the goal?’ and he was like ‘that’s Michael Owen, he plays for Liverpool’. Ever since then, I’m a Liverpool fan. So it’s thanks to him really, Michael Owen… I was really supporting him.

Is it a big thing in England to support a team you’re not from?

Yeah yeah, I mean, a lot of people do. In London everybody supports everyone. There’s no club from London. Everyone supports teams from all over the UK.

About Liverpool, it seems to be going well now with Jurgen Klopp. How do you feel about next season?

Oh, all over the moon! I cannot wait! I cannot wait for next season, I’m very very excited. He’s the best I think.

Thank you about that, we’re glad to know that! Now we can talk about you. I’m going to go straight to the point: is there an album coming on?

Yes. Aaaah… yeah… Yes there is. I’m working on it at the moment. I don’t know if it’s going to come out this year. Just because I… There is going to be music coming on. There is a song coming out on Tuesday (26/04, listen below). And then, there is going to be another song coming out later on, over summer and another song at the end of the year. But I mean, I don’t know really about the other two but this one is definitely coming out on Monday. And then, hopefully there is going to be more music this year. My album should be coming out next year, start of next year.

Will you be alone in this album or are there going to be some featuring?

There is a few features already out but I’m trying to keep the features to a minimum. You know, I’ve got a lot to say and I don’t think that I can be able to say as much if there are more people talking on the songs. Rebel Kleff is definitely going to be in it and another guy from Def Jam who was a hero of mine. That’s very very exciting.

Speaking of heroes of yours, now the hip hop scene is massive and there are so many things going on. Who influences you the most?
Back when I started, when I first discovered what it was like, there were millions, I mean, there were so many! Big ones are Method Man, Common, Mos Def, Ludacris… yeah I think these were the rap people. Over the UK there were a few like Jehst and Ghetts, Skinnyman, Roots Manuva… Loads of people!

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Also, you toured with Joey Bada$$, how did it go?

Yeah, it was amazing. It came about through the guy who booked his tour. He was also booking my shows. And he was like ‘I think you could be perfect for this one, can I give it a go?’ and I said ‘YES, 100%’. And he was so humble, so generous. It’s crazy, he’s a really nice guy. He’s such a superstar but he doesn’t seem like that. Obviously he does because you know he is a superstar but if you meet him you would just think he is humble, a humble guy from America.

Did you do music with him?

When we were leaving he said that we should get in the studio when he comes back to London next time. Hopefully it will happen, but I don’t want to rush it all or force it. If it happens, it happens. You know, it’s cool.

Great! About collaborations you already had, for example with Reijjie Snow with 1992, can you tell us how it happened? Did you know him before?

Yeah I did know him. I was at a guy’s house, and he was at the same house when I came over just to chill. And he was there in London because he was there visiting friends. We ended up talking and we were on the same page about music and he wanted me to be on his EP and I said “YES, 100%, I would love to be”. It came from that. He’s very very cool.

How about Archie Marshall? You were classmate? What do you think about his music?
Yeah, we went to the same school but I don’t know him. But yeah, his music is cool.

Back to you now, you were an ADHD kid and you were dyslexic, how did this influence you in your music?

When I was younger I was always told that I was stupid, that I shouldn’t write, that I didn’t understand words, and how lyrics work. But for me, writing music was something I could do and I knew I was actually okay at it and I had some sort of talent. So yeah, music really really saved me in terms of writing and finding my own stuff.

Was it music first and then writing or the opposite?

It was writing first and then the music came along. I was writing poetry first and it kind of evolved into music. It was really something that I found just for myself. I just wanted to go home and write and figure things out in my head you know.

You are also very involved in projects, for instance your cooking project. Can you tell us a little bit more about it?

Yeah of course, the cooking project is cool! So I’m setting up this cooking school for kids with ADHD from 14 to 16 years old in East London. It’s not from where I am it’s a bit trendy, a bit cool but there is a kitchen there free of charge for us to use because of what we are doing. It’s going to be so cool! It starts in two weeks and the kids are coming for six weeks. Once a week, there are going to be cooking classes. And next to it we are going to open a big restaurant, like a pop up restaurant. It’s going to be amazing if I can do it right! There is me and another guy Chris from a catering company, we are going to be teaching.

When we think about cooking and music, of course, we are thinking about Action Bronson. Did he inspire you?

Yeah, I’ve been a big fan of Action Bronson for a long time. When I first find his music I was still at college, I was 16 or 17. He’s done really well! But he’s more at experiencing and travelling around. I’d love to get to it but you have to get a lot of money to do that!

What’s your history with cooking?

It was in my family! My grandad and grand ma were massive cooks, my mum is a big cook, and my step dad was a big cook. Everyone in my house is around food so it just happened.

Back to music now, there is a very talented scene in UK and Ireland currently. That’s very interesting and we think it kind of creates new dynamics in the global hip hop game. We think about you, Reijjie Snow, Archie Marshall among others. Are you aware of this movement?

Yeah, it’s bubbling up. But you know when we organized this tour, I didn’t really think that much would happen. It’s weird to think because I4m from London and I don’t think that my music is being heard in Europe you know, it’s crazy for me it doesn’t make sense. It’s my first European tour and some venues are soldout. It’s crazy, it means a lot to me thank you!

Thank you Loyle!

For those who had the chance to see him live, he and Rebel Cleff are amazing. The show was absolutely great, thank you Loyle. We stay tuned  and keep on betting on you, now more than ever!

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Jamie Isaac • Featuring Rejjie Snow & King Krule

C’est certainement l’une des sorties que l’on attend le plus ces dernières semaines. Jamie Isaac s’entoure de tous ses potes et s’apprête à balancer une mixtape qui va faire du bruit. Les deux premiers titres partagés nous emmènent dans une atmosphère planante avec Rejjie Snow et un remix de Edgard The Beatmaker, alias instrumental de King Krule aka Archy Marshall. Stay tuned.

The KVB Of Desire

The KVB • Of Desire

Plus propre mais toujours aussi planant, le quatrième LP des british de The KVB continue de faire couler synthés dissonants et lignes hypnotiques. Après avoir sorti 2 EP et 4 LP et s’être entouré de pointures comme Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) et Joe Dilworth (Stereolab), c’est au tour de Geoff Barrow (Portished) d’inviter le duo relocalisé à Berlin à enregistrer leur nouvel LP sur son label. Suite à un instrumental l’année dernière, Of Desire redonne la parole au groupe et reste dans la lignée de ses prédécesseurs en ajoutant un peu de lumière et en offrant un travail cette fois plus propre et abouti. Les connaisseurs auront plaisir à retrouver « Never Enough » en piste 6, titre aux accents « personal jesusesques » sorti en démo en 2010 lors des débuts du groupe.


Date de sortie : 11/03/2106 sur Invada Records | En écoute sur : Spotify


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Fat White Family • Songs For Our Mothers

Sans concession, la Fat White Family a toujours semblé l’être. Que ce soit souvent pour le meilleur, des tubes dantesques (« Touch The Leather« ) et une attitude rafraîchissante comme parfois le plus difficile avec des performances lives en dents de scie. Ce Songs For Our Mothers, si il n’est pas à mettre entre toutes les mains, se situe clairement du côté du meilleur. La Fat White prend soin de divulguer d’entrée son imparable single « Whitest Boy On The Beach » avant de plonger dans un déluge foutraque, violent et terriblement oppressant. De la pop sado, du « rock » crado.


Date de sortie : 22/01/2016 sur Fat Possum | En écoute sur : Spotify / Youtube


26 | Real Lies

26 | Real Life In The UK

Attendu, c’est le moins que l’on puisse dire à la rédaction tout du moins , de Real Life premier album du génial quatuor londonien Real Lies. Il faut dire qu’avec le tubesque « Dab Housing » et la claque reçue lors de la première écoute de « North Circular », les lads à la diction très britannique nous promettaient le meilleur.

Si certains ont pour le moins était déboussolés par la diversité des 11 tracks qui peuplent Real Life – sorti durant le mois d’octobre – il faut relever l’effot singulier et souvent virtuose. Un premier album sous forme d’hommage à l’Angleterre, ses pubs, ses clubs et toutes ses histoires de losers magnifiques. Real Lies conte son histoire et y injecte des influences parfaitement digérer. Comment ne pas succomber aux rythmiques de « One Club Town » ou à la folie de « Gospel » ? Real Lies ne parle pas directement aux clubs comme il ne parle pas directement aux nostalgiques de madchester. Real Lies parle aux kids d’aujourd’hui qui, comme ceux d’hier, se perdent dans la nuit pour avoir des histoires à raconter le lendemain. Ils les racontent juste un peu mieux que toi et moi.

Los Porcos - Porco Mio

Los Porcos • Yes We Wanna Live

Ce n’est clairement pas l’article le plus facile à écrire mais c’est très surement un de ceux qui font le plus grand bien. Vendredi soir le temps s’est suspendu, la musique s’est arrêtée et tous les sourires ont disparu. Il n’y avait pas juste de l’inquiétude, oh non, il y avait de l’abasourdissement, de l’incompréhension, de la colère mais aussi une envie, irrémédiable, d’être avec ses proches, d’être avec les gens que l’on aime. Quatre jours plus tard au fond tous ces sentiments n’ont pas changé, comme si le temps se faisait un malin plaisir à ne pas suivre son cours, comme si le temps s’était décidé à ne jamais reprendre.

Des mots sont passés, beaucoup de mots, beaucoup d’images aussi. Ça a fait du bien, souvent mais ça nous a laissé avec beaucoup de questions aussi. Il suffit de tourner la tête à gauche pour recevoir l’ordre de ne rien changer, de continuer comme avant puis de la tourner à droite pour apercevoir le recueillement silencieux, ceux pour qui il est encore trop tôt.

Un peu perdu mais surtout encore trop embrouillé pour en parler sereinement et intelligiblement, on s’est raccroché à quelque chose qui a continué à nous emplir de bonheur, à nous faire vivre et même à nous décrocher un sourire durant ce long week-end, à nous rappeler comment c’était juste avant et surtout comment l’on souhaite que ce soit juste après. Alors c’est avec une pensée, forte, émue, énorme pour l’ensemble des personnes qui sont tombées vendredi soir, leurs proches et leurs familles qu’on a remis les enceintes pour danser, fredonner, gueuler et sourire sur le dernier EP de Los Porcos.

Parce que oui, l’alliance « londo-mancunienne » vient de sortir un EP sur un de nos labels favoris, Cracki Records, et c’est une de ces sorties que l’on chérit et que l’on se repasse calmement en boucle. Cinq titres qui au fond, pour ceux qui suivent les aventures de ce projet depuis de longs mois, n’annoncent rien de complétement nouveau sous le soleil (bien que parfaitement retravaillés ils avaient déjà été partagé par la formation sur les deux dernières années) mais rappellent avec simplicité et sincérité les qualités d’écriture et la fraicheur de ces sept anglais qui poussent l’indépendance artistique dans ses retranchements les plus agréables.

C’était, comme beaucoup, quelques semaines avant le Midi Festival 2013 que nous avions découvert « Do You Wanna Live », tube absolu (d’ailleurs nommé cette année là par nos soins « single de l’année ») que l’on croyait, un peu à tort, directement construit sur les cendres de WU LYF. Une prestation live plus tard, en plein après-midi et ponctuée par une communion autour d’un drapeau de l’Olympique de Marseille, nous étions définitivement tombés dans l’escarcelle de la New Pork City. On guettait alors la sortie du moindre morceau qui de « Disco Gangster » à la somptueuse ballade romantique « Member » ne nous décevait jamais. Et puis l’explosion du collectif sous divers projets (FAMY, Ménage à Trois, Francis Lung ou encore Dream Lovers) nous permettait de comprendre et apprécier petit à petit les divers enchevêtrements d’une bande d’heureux branleurs qui tapait juste à chaque fois.

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Et puis, et puis le temps s’est allongé entre chaque sortie, les différents projets parallèles ont abouti sur des EP, des LP et Los Porcos sont eux restés en retrait, s’amusant à publier des photos de cochons, des montages aussi juvéniles qu’hilares et des produits dérivés inutilement indispensables. Jusqu’à ce que Cracki Records y penche le bout de son nez.

À dire vrai, on ne pouvait espérer meilleur label pour sortir quelque chose de cette porcherie tant le travaille de cette structuro franco-danoise laisse de la place aux projets singuliers et à la vision initiale de l’artiste. Voilà donc que Porco Mio est sorti, en digital uniquement pour le moment, et que nous avons pu plonger une nouvelle fois, les yeux fermés, dans une musique singulière et heureuse.


Écouter la mixtape que Los Porcos nous avait concocté il y a un an :


D’une introduction instrumentale « Porc Noise Complaint » à l’explosion, en ces temps évocatrice, « Do You Wanna Live » Los Porcos nous prend par la main et nous fait sourire le plus simplement du monde : grâce à une musique innocente et sacrément cool. Petit sommet de cet EP (on ne compte plus « Do You Wanna Live » tant il nous accompagne depuis 2 ans déjà), le troisième titre « Jone’s Disco » fait partie de ces tubes que l’on gueule dès la première écoute.

Alors maintenant, si l’on a plus qu’à espérer que ces Porcos se retrouvent un peu plus souvent ensemble pour composer et tourner (le groupe fonctionne comme un cocon à participation libre dans lequel chaque membre peut seul ou à plusieurs enregistrer et partager ses compositions) on est surtout heureux de voir de tels projets fonctionner et accoucher de temps à autre d’imparables et d’inclassables tubes.

LONGUE VIE À LA NEW PORK CITY LES AMIS.


EP en écoute en intégralité ci-dessous :

L’EP Porco Mio s’achète par ici.

New Pork City se découvre par là.


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Jay Prince

Jay Prince • AfroPhunk

Familier avec Jay Prince, vous apprécierez à n’en pas douter ce « AfroPhuunk » à la production somnambule et au flow parfaitement en place. Pour les autres, on vous laisse découvrir ce rappeur de Londres, connu pour avoir été sélectionné dans une compilation Soulection et qui s’apprête à son nouvel EP Beautiful Mercy.

Loyle-Carner

Loyle Carner • Ain’t Nothing Changed

Nouveau né sorti tout droit du flow tranquillement posé de l’ami Loyle Carner, ce « Ain’t Nothing Changed » sonne boom bap et se laisse porter par un jeu de cuivre délicat. Le kid britannique continue de balancer son spleen avec classe et précision, on approuve.

Real Lies

Real Lies • Blackmarket Blues

Nouvelle vidéo pour la formation londonienne aux accents The Streets qui se fracasse sur les reliques de madchester. Nerveux et racé ce « Blackmarket Blues » s’amuse d’oiseaux et créatures électroniques pour divulguer un texte qui résonne indéfiniment jusqu’à ne créer qu’une ligne sonore qui vient parfaitement s’évaporer dans l’ensemble dès la troisième écoute. Exercice parfaitement maitrisé une fois encore.