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The Moonlandingz

The Moonlandingz • The Strangle Of Anna

Nouveau projet du leader de la Fat White Family, The Moonlandingz viennent tout juste de sortir leur premier album sur Transgressive Records. En featuring avec Rebecca Lucy Taylor, le dernier single « The Strangle Of Anna » est une merveille de pop aux accents shoegaze qui suggère quelque chose comme les The Jesus And Mary Chain qui auraient copulé avec les rejetons de David Lynch.

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Ménage à Trois • All Night Long

C’est avec le LP Australia Part III que Ménage à Trois s’apprête à finaliser sa trilogie océanique. Nul besoin de vous rappeler toute l’estime et tout l’amour que l’on porte à ce projet mancunien mais c’est avec plaisir que l’on découvre « All Night Long », nouveau morceau partagé par le groupe et son écurie Cracki Records. Un groove suave et retenu et des claviers une fois encore parfaitement ajustés donnent vie à près de 5mn de rythmes légers et rêveurs.

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Fat White Family • Breaking Into Aldi + Connan Mockasin

La Fat White Family n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. De concerts foutraquement jouissifs à la production de brûlots pop-punk qui explosent à la face comme un bon vieux pétard bison, la bande de Manchester ne cesse de filer des coups de pieds partout, tout le temps. Après un excellent album, voici qu’ils reviennent avec deux tubes coup sur coup. Deux morceaux qui ne laissent pas de répit et qui replacent la musique là où elle ne va plus assez : entre le bordel, la remise en question, le refus du compromis et le kiff. « Breaking Into Aldi » en haut et « Connan Mockasin » en bas.

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Aldour RH • Sensuality

Le label mancuno-londonien Handsome Dad Records s’est chargé de nous faire découvrir il y a quelques jours le projet Aldour RH et son ‘Sensuality’ que l’on entend déjà partout. Un morceau aux accents funk festifs qui nous rappelle Unknown Mortal Ochestra (façon dernier album) qui aurait décidé collaborer avec un certain Connan Mockasin. Vu la qualité du titre, on se propose évidemment de suivre de près le groupe. Le Guardian en a même déjà fait son « New Band Of The Week« . Vivement le prochain morceau donc.

 

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LUH • Beneath The Concrete

Les deux excellents premiers morceaux partagés par LUH nous transportait dans un univers frontalement différent (si ce n’est pas ce timbre de voix inimitable) de son ex-projet WU LYF. « Beneath The Concrete », troisième titre du duo qui vient d’être partagé, rappelle lui assez directement « Dirt« , hymne de l’ancien quintet de Manchester. On ne pourra en vouloir James Ellery Roberts et compte-tenu de la qualité du morceau le premier LP de LUH nous réserve du lourd, soyez-en sûrs.

 

LUH sera en concert à la Maroquinerie le 2 juin prochain. On vous fait gagner deux places pour l’occasion ! Pour participer, mail à contact.shadazz@gmail.com ou via notre inbox Facebook.

Francis Lung

Francis Lung • Dance 4 Sorrow

A chaque nouveau morceau de Francis Lung, c’est la même histoire : à peine la première écoute terminée, on se précipite pour presser le bouton play de nouveau. Coup sur coup, on se laisse embarquer  pour quelques heures, le titre en boucle. Ce « Dance 4 Sorrow », qualifié de tropical disco par Loud & Quiet, ne déroge pas à la règle. Faites le test.

LUH

LUH • Lost Under Heaven

LUH, nouvelle formation de Ellery James Roberts, ex-frontman de WU LYF, vient de partager un nouveau titre aussi surprenant que bien foutu. Ce « Lost Under Heaven » sonne entre le grunge et les excitations électriques du premier album de Splashh. On apprécie dès la première écoute et l’excitation autour de ce nouveau projet ne fait qu’augmenter. Production assurée par The Haxan Cloak.

LUH sera en concert à Paris, à La Boule Noire le 7 mars 2016.

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MONEY • I’ll Be The Night

Après The Shadow Of Heaven, premier LP du groupe MONEY sorti il y a un peu plus d’un an, le deuxième album des Mancuniens se précise avec la sortie aujourd’hui d’un nouveau morceau, I’ll Be The Night. Tout aussi écorché qu’épique, le titre nous emporte dans un environnement intime et plein de confidences, devenu signature du groupe.

Suicide Songs sortira le 29 janvier prochain, toujours sur Bella Union.

Los Porcos - Porco Mio

Los Porcos • Yes We Wanna Live

Ce n’est clairement pas l’article le plus facile à écrire mais c’est très surement un de ceux qui font le plus grand bien. Vendredi soir le temps s’est suspendu, la musique s’est arrêtée et tous les sourires ont disparu. Il n’y avait pas juste de l’inquiétude, oh non, il y avait de l’abasourdissement, de l’incompréhension, de la colère mais aussi une envie, irrémédiable, d’être avec ses proches, d’être avec les gens que l’on aime. Quatre jours plus tard au fond tous ces sentiments n’ont pas changé, comme si le temps se faisait un malin plaisir à ne pas suivre son cours, comme si le temps s’était décidé à ne jamais reprendre.

Des mots sont passés, beaucoup de mots, beaucoup d’images aussi. Ça a fait du bien, souvent mais ça nous a laissé avec beaucoup de questions aussi. Il suffit de tourner la tête à gauche pour recevoir l’ordre de ne rien changer, de continuer comme avant puis de la tourner à droite pour apercevoir le recueillement silencieux, ceux pour qui il est encore trop tôt.

Un peu perdu mais surtout encore trop embrouillé pour en parler sereinement et intelligiblement, on s’est raccroché à quelque chose qui a continué à nous emplir de bonheur, à nous faire vivre et même à nous décrocher un sourire durant ce long week-end, à nous rappeler comment c’était juste avant et surtout comment l’on souhaite que ce soit juste après. Alors c’est avec une pensée, forte, émue, énorme pour l’ensemble des personnes qui sont tombées vendredi soir, leurs proches et leurs familles qu’on a remis les enceintes pour danser, fredonner, gueuler et sourire sur le dernier EP de Los Porcos.

Parce que oui, l’alliance « londo-mancunienne » vient de sortir un EP sur un de nos labels favoris, Cracki Records, et c’est une de ces sorties que l’on chérit et que l’on se repasse calmement en boucle. Cinq titres qui au fond, pour ceux qui suivent les aventures de ce projet depuis de longs mois, n’annoncent rien de complétement nouveau sous le soleil (bien que parfaitement retravaillés ils avaient déjà été partagé par la formation sur les deux dernières années) mais rappellent avec simplicité et sincérité les qualités d’écriture et la fraicheur de ces sept anglais qui poussent l’indépendance artistique dans ses retranchements les plus agréables.

C’était, comme beaucoup, quelques semaines avant le Midi Festival 2013 que nous avions découvert « Do You Wanna Live », tube absolu (d’ailleurs nommé cette année là par nos soins « single de l’année ») que l’on croyait, un peu à tort, directement construit sur les cendres de WU LYF. Une prestation live plus tard, en plein après-midi et ponctuée par une communion autour d’un drapeau de l’Olympique de Marseille, nous étions définitivement tombés dans l’escarcelle de la New Pork City. On guettait alors la sortie du moindre morceau qui de « Disco Gangster » à la somptueuse ballade romantique « Member » ne nous décevait jamais. Et puis l’explosion du collectif sous divers projets (FAMY, Ménage à Trois, Francis Lung ou encore Dream Lovers) nous permettait de comprendre et apprécier petit à petit les divers enchevêtrements d’une bande d’heureux branleurs qui tapait juste à chaque fois.

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Et puis, et puis le temps s’est allongé entre chaque sortie, les différents projets parallèles ont abouti sur des EP, des LP et Los Porcos sont eux restés en retrait, s’amusant à publier des photos de cochons, des montages aussi juvéniles qu’hilares et des produits dérivés inutilement indispensables. Jusqu’à ce que Cracki Records y penche le bout de son nez.

À dire vrai, on ne pouvait espérer meilleur label pour sortir quelque chose de cette porcherie tant le travaille de cette structuro franco-danoise laisse de la place aux projets singuliers et à la vision initiale de l’artiste. Voilà donc que Porco Mio est sorti, en digital uniquement pour le moment, et que nous avons pu plonger une nouvelle fois, les yeux fermés, dans une musique singulière et heureuse.


Écouter la mixtape que Los Porcos nous avait concocté il y a un an :


D’une introduction instrumentale « Porc Noise Complaint » à l’explosion, en ces temps évocatrice, « Do You Wanna Live » Los Porcos nous prend par la main et nous fait sourire le plus simplement du monde : grâce à une musique innocente et sacrément cool. Petit sommet de cet EP (on ne compte plus « Do You Wanna Live » tant il nous accompagne depuis 2 ans déjà), le troisième titre « Jone’s Disco » fait partie de ces tubes que l’on gueule dès la première écoute.

Alors maintenant, si l’on a plus qu’à espérer que ces Porcos se retrouvent un peu plus souvent ensemble pour composer et tourner (le groupe fonctionne comme un cocon à participation libre dans lequel chaque membre peut seul ou à plusieurs enregistrer et partager ses compositions) on est surtout heureux de voir de tels projets fonctionner et accoucher de temps à autre d’imparables et d’inclassables tubes.

LONGUE VIE À LA NEW PORK CITY LES AMIS.


EP en écoute en intégralité ci-dessous :

L’EP Porco Mio s’achète par ici.

New Pork City se découvre par là.


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Francis Lung

Francis Lung • Oh My Love

L’EP de Francis Lung ne cesse de se préciser. Prévu pour le 20 novembre prochain, il s’intitulera Faeher’s Son et contiendra 6 titres, dont le superbe « Back One Day » ainsi que « Age Limits » que les quelques fans de la première heure doivent bien connaître. En plus de toutes ces infos, l’ex-Wu Lyf vient de partager un nouveau titre en la présence de « Oh My Love ». Ce dernier tranche très franchement avec les quelques singles que le songwritter avait jusqu’à présent partagé. On y trouve une fraicheur moins nostalgique et plus légère qu’à l’accoutumée. On peut penser un peu à Little Joy et surtout beaucoup à … Los Porcos (génial projet bordélico-utopiste dans lequel Francis Lung officie en tant que bassiste).

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Francis Lung • Back One Day

C’est avec une parcimonie toute particulière que Tom McLung, aka Francis Lung, divulgue ses compositions. Si ce « Back One Day » trainait depuis bien longtemps dans son répertoire et ses trop rares apparitions live, voilà qu’il se voit maintenant habillé d’un clip minimaliste qui nous permet d’apprécier une fois encore ses talents de songwritter écorché. On se tient prêt pour le Faeher’s Son Vol 1 en précommande ici.

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Ménage à Trois • Deuxième plongée d’une pop sous-marine

Il y a quelques jours sortait Australia Part II, nouvelle production en court format du quatuor romantique Ménage à Trois. Sorti une fois encore sur l’écurie Cracki Records, et relativement peu de temps après l’Australia Part I, ce nouvel EP fait emprunter aux mancuniens aquatiques de nouveaux chemins qui ouvrent des horizons solaires moins hermétiques mais tout aussi probes et authentiques. L’occasion de se repencher sur un groupe à la démarche aussi unique qu’insaisissable et de questionner Joseph, membre du groupe, sur cette évolution.

Australia Part I nous avait laissé il y a quelques mois enivré d’un étrange sentiment oscillant entre l’admiration et l’inquiétude. L’admiration du choix minimaliste d’une pop aux accents rnb ne ressemblant de près à rien de ce à quoi nous étions habitué et l’inquiétude de ne pas retrouver directement le groove humide d’une première mixtape balancée sur bandcamp à l’arrache et sous la forme d’un album déguisé quelques mois auparavant. Pourtant, en prenant le partie d’affiner au plus près son identité romantico-océanique à travers des rythmiques lancinantes et un down-tempo mélancolique Ménage à Trois préparait le terrain en sous-marin d’une véritable suite à cet effort singulier. Accompagné d’un label et d’une équipe de qualité qui plutôt que de se presser à chercher un single se garde le temps de comprendre ses artistes, le groupe a fait évoluer tout doucement sa musique pour finalement dévoiler un nouveau 5-titres au rayonnement sincère.

Lorsque l’on questionne Joseph sur ce deuxième EP, la continuité de la démarche transparait comme l’élément essentiel du processus créatif du groupe : « l’enregistrement de ce second EP s’est déroulé globalement comme celui d’Australia Part I. Nous avons enregistré l’intégralité des morceaux directement sur mon ordinateur. » Pas si étonnant alors de ressentir à l’écoute de cette Part II la sensation d’un premier aboutissement pour un groupe dont la fragilité et l’émotivité transpirent même par mp3. Le travail de mixage a pourtant lui était modifié et laissé cette-fois si entre de nouvelles mains : « j’aime beaucoup la façon dont Alain, du Studio 33 Rec à traiter le 4ème morceau de l’EP « Monument ». ». Un studio qui a déjà vu passer entre ses mais Isaac Delusion ou encore l’Impératrice. De là à desceller la touche Cracki il n’y a qu’un peu que nous sautons allégrement.

ménage à trois

Enfin, en prenant le temps de se pencher individuellement sur chaque morceau, cet Australia Part II nous transporte par le groove familier de « Bobby’s Prism » mais surtout par les nappes atmosphérique qui viennent mettre magnifiquement en relief les parties vocales sur « Monument» et « Be Right Back ». Ce dernier s’accapare d’ailleurs à la fois le rôle du membre imprévu et de la douce surprise : « Initialement un autre dernier morceau était prévu. Il n’a pas pu sortir pour des questions de problèmes hasardeux de droits d’auteur. « Be Right Back » est un morceau qui sortait un peu de nul part. Nous l’avions joué au Midi Festival et les retours avaient été excellents. On s’est dit que ça serait du coup notre nouvelle last track. Et puis le titre est un joli clin d’œil pour la suite ».

Une suite qui jouera cette-fois sur le terrain du long format et qu’on est déjà impatient d’écouter tant Ménage à Trois nous plonge de morceaux en morceaux dans les affres d’un songe aquatique aussi surprenant qu’agréable.

 


MACKI FESTIVAL

Pour information : le groupe se produira le Samedi 26 novembre à Paris dans le cadre du Macki Festival. Évènement organisé par les collectifs Cracki et La Mamie’s et conviant également Syracuse, Silk Rhodes ou encore Floating Points.

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