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Anderson.Paak & Knxwledge • Yes Lawd!

NxWorries est l’alliance de Knxledge, producteur ancré dans la scène californienne, et Anderson .Paak, chanteur et multi-instrumentiste qui a fortement fait parler de lui avec ses premiers essais solo Venice et Malibu. Annoncé il y a plus d’un an, ce premier album était largement attendu. Stones Throw dissémine depuis plusieurs mois des extraits très prometteurs : « Lyk Dis », « Suede » ou « Link Up » et le produit fini n’est pas une arnaque, au contraire.
Fort de 19 pistes, Yes Lawd! (nom hérité de la première injonction de l’intro) ne fait ni dans la redondance, ni dans l’ennui. Comme il l’a fait sur ses précédents albums, Anderson .Paak mêle les genres et passe successivement derrière chaque instrument, la batterie et le chant étant ses armes de prédilection. Il s’appuie sur la rigueur de Knxwledge pour magnifier son travail et l’alchimie fonctionne à merveille. Chacun des 2 artistes a déjà collaboré avec un nombre incroyable de personnes sur différents projets, mais Yes Lawd! est la preuve que cette union fait leur force.


Date de sortie : 21 octobre 2016 sur Stones Throw Records / En écoute sur : Spotify


mild high club

Mild High Club • Homage

Alexander Brettin, aka Mild High Club, c’était un peu la grosse découverte du début de l’année 2015.  Il faut aussi dire qu’on a tout de suite été curieux de comprendre comment ce type de Chicago avait pu se retrouver à signer en OVNI chez Stones Trow Records et à travailler avec les plus gros noms du Hip-Hop côte ouest contemporain. D’où notre interview faite en novembre dernier lors de son passage à La Casa Del Popolo à Montréal.

En discutant avec lui, on a noté que la plupart des morceaux de son album sorti il y a à peine 8 mois avaient été écrits il y a plus de deux ans. C’est donc sans surprise que l’on voit apparaître aujourd’hui un tout nouveau single et l’annonce d’un nouvel album dont la sortie est déjà prévue pour le 26 août prochain. Et ça se passera sur Stones Throw Records une nouvelle fois.

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KNXWLEDGE • WRAPTAPES 2/LP

Le père Noël est passé depuis une semaine mais Knxwledge, petit génie de l’écurie Stones Throw vient de balancer trois extraits de son prochain LP intitulé Wraptapes. Hud Dreams  dernier album en date ravivait les cendre des mixtapes instrumentales du vénérable Jay Dee, soul, abstract et plutôt génial. On attend donc ce nouveau né de pied ferme.

Mild High Club

Interview • Mild High Club

Sortis il y a quelques semaines à peine sur Circle Star Records (sous label de Stones Throw), les 10 morceaux qui peuplent Timeline, excellent premier album de Mild High Club, ne cessent de résonner dans nos casques. Il faut dire qu’Alexander Brettin, artiste derrière ce projet, s’est fait le plaisir de divulguer une pop aux influences psychédéliques et aux résonances rnb qui s’élève déjà comme une des grandes trouvailles de 2015.

Il est 21h passée lorsque l’on voit entrer Alex dans le bar de la Casa del Popolo à Montréal. Il doit commencer son concert 3 heures plus tard et on le retrouve donc dans ses quartiers, au sous-sol de la salle, accompagné de ses musiciens, une paire de dés entre les mains et quelques dollars qui traînent et s’échangent sur la table.

A : On m’a dit que tu voulais faire une interview ?

S : Exactement. Du coup, tout d’abord félicitations pour la sortie de ton premier album hier (l’interview s’est déroulée le 19 septembre, au lendemain de la sortie officielle de Timeline).

Cool, merci mec !

À l’heure actuelle, tu ressens cette sortie comme un accomplissement, la fin d’un processus ou plutôt comme le début de quelque chose de nouveau ?

Je sens plutôt qu’il est temps de passer à la prochaine étape. Je parle des nouveaux trucs sur lesquelles je suis en train de bosser. Le premier album a pris du temps et là je suis de nouveau excité par de nouvelles choses. J’ai vraiment hâte pour la suite. La sortie de cet album c’est surtout un soulagement, parce que ça fait trois ans, enfin presque trois ans.

Ah ouais ? Tu as écris les premiers morceaux à ce moment là ?

Ouais une grande partie, il y a déjà un bon moment. Mais j’ai des nouveaux trucs et j’en jouerai probablement ce soir. Donc vous allez entendre ça !

Super ça. En même temps que tu écrivais et que tu composais ton album, tu as aussi été impliqué dans d’autres projets. Je pense à Silk Rhodes par exemple. Est-ce que le fait de travailler sur d’autres albums que le tien t’a aidé à l’enregistrer et à le finaliser ?

Ouais, Silk Rhodes en particulier. Ces mecs comme Mike Collins et Sacha Desree [Michal est le producteur et Sacha le chanteur de Silk Rhodes) sont vraiment talentueux. Mike m’a en quelque sorte montré le monde de la musique d’une façon inédite pour moi. C’était en 2012, quand je bossais avec eux sur leur album. D’ailleurs eux aussi ont bossé sur cet album (en montrant les autres membres du groupe Mild High Club assis à nos côtés). On est comme une grande famille, ou même un réseau de types funs (rires).

Si les internets ne mentent pas, tu es de Chicago et tu t’es installé à LA c’est ça ?

Ouais c’est ça, exactement !

J’ai l’impression qu’aujourd’hui, pour « percer » dans le monde la musique indé, c’est là qu’il faut être. Est-ce que c’est pour cette raison que toi aussi tu t’es installé là-bas ?

Non, pas vraiment. En fait le projet avec Silk Rhodes a eu lieu, et je bossais déjà sur mon album et du coup je suis entré en contact avec quelques labels basés à LA tu vois. Je leur ai juste donné ma musique, et je suis rentré à Chicago, et ensuite ils (les labels) m’ont dit qu’ils voulaient sortir l’album. A cette époque-là j’envisageais de partir vivre à LA parce que les hivers à Chicago … et je n’avais jamais vécu ailleurs qu’à Chicago… Je voulais vraiment le soleil, les palmiers. C’était juste le bon moment pour partir. Je ne savais pas du tout que la scène musicale était aussi importante. Et maintenant j’ai beaucoup d’amis qui vivent là-bas, qui font de bons albums, partent en tournée, c’est vraiment super inspirant comme environnement.

La première fois qu’on a entendu le morceau « Windowpane » en début d’année, on a un peu été surpris de le découvrir sur le Soundcloud de Stones Throw. Même si le label sort pas mal de bons projets pop / rnb, il est quand même plutôt réputer pour ses liens avec le Hip-hop, avec ce son de la côte ouest. Comment toi-même tu fais le lien entre la musique que tu fais et le label ?

Bon en fait je n’ai jamais vraiment pensé à ça. Il y avait un autre label avec qui j’étais en discussion, et au final il s’est juste trouvé que Stones Throw était plus « direct », tu vois. Et Peanut Butter Wolf (créateur du label Stones Throw en 1996) a vraiment été celui qui m’a aidé à avancer… Il était un des premiers fans de ma musique et il est entré en contact avec moi plusieurs fois en me disant qu’il était vraiment intéressé. Et j’ai beaucoup appris des gens là-bas. Pour moi, une des grosses raisons qui m’ont poussé à choisir ce label c’était bien entendu le boulot que font J Dilla et Madlib ou Dam-FunK qui est comme un mentor pour moi… A chaque fois que tu croises ce mec, il prêche pour la musique la plus pure, c’est dingue. Il a un club à LA, et à vrai dire c’est comme aller à l’école.

J’imagine ! Et ce son particulier sur ton album, est-ce que c’était quelque chose que tu avais en tête depuis longtemps, ou est-ce que c’est plutôt des références récentes qui t’y ont amené ?

Je pense que bosser avec des mecs comme Run DMT, Salvia Plath ou Mike Collins, tous ces mecs, ça a définitivement aidé à façonner ce son. Il y a quelques influences que j’ai aussi sélectionnées, comme Georges Harrison. Et ensuite j’ai surtout essayé de capturer quelque chose de chaud et sur le vif pour ce premier album. J’ai utilisé un enregistreur à cassettes, pour en enregistrer une grande partie. Mais en même temps je ne savais pas vraiment ce que je faisais … C’était le premier, et une sorte d’expérience, et j’ai eu de la chance. Enfin je crois.

Est-ce que Stones Throw t’a aidé au niveau de la production ?

Pas vraiment non…. enfin Matthew David de Leaving Records [ce label a un « partenariat » avec Stones Throw] a masterisé mon album, mais ils m’ont vraiment laissé faire ce que je voulais. Ils ne m’ont jamais vraiment demandé de changer quoi que ce soit. Je n’ai même pas vraiment édité l’album, et il y a beaucoup d’erreurs que j’entends maintenant mais bon… J’ai lutté pas mal de temps pour trouver le son de certains morceaux mais j’ai réalisé que parfois tu dois faire de la merde avant d’arriver à quelque chose de bon. C’est juste mon avis, et je suis content de cet album. Je ne l’ai même pas enregistré dans un studio, il a principalement été enregistré avec un enregistreur à cassettes, dans un sous-sol, ou dans ma chambre. J’étais vraiment mobile, j’avais seulement mon Macbook et cet enregistreur. Ce n’était pas vraiment quelque chose de pro…

Mild High Club est vraiment un nom particulier pour un projet solo, ça sonne plutôt comme un nom de groupe. As-tu fait ce choix dans l’optique de pouvoir par la suite faire d’autres projets, ne pas rester enfermé ?

En fait ouais. Il y a plusieurs raisons pour le nom. Déjà c’est un jeu de mot, c’est mon pote Sacha Desree qui en a eu l’idée (Mile High Club est le terme argot qui désigne les personnes qui s’adonnent aux plaisirs charnels en avion) . Et c’est un concept que j’ai, une sorte de lounge avec tous ces gens qui entrent et qui sortent, et qui apportent tout un tas de contributions créatives. Ce n’est pas seulement limité à nous [Alex et les musiciens de Mild High Club]. C’est vraiment comme un club, il y a eu plus ou moins 25 personnes qui ont participé à mon petit « cabaret ». Pour ce premier album, j’ai enregistré beaucoup de choses moi-même mais une grosse partie a été faite en bossant avec d’autres personnes. Le concept (Mild High Club) est plus une organisation qu’une vraie personne.

Cool, vous devriez vous faire faire des vestes façon pilotes d’avions !

Ouais voilà, on pense faire des pins !

Dans cet album, relativement dense et varié en termes de mélodies et influences, quel est le morceau que tu préfères ?

Je pense que mon morceau préféré, ou du moins celui qui est le meilleur pour moi est probablement ‘Timeline’. C’est ma première chanson. Je l’ai écrite il y a trois ou quatre ans, un matin, et je ne l’ai jamais modifié ou édité. Tout s’est passé en deux heures, et je ne voulais absolument rien changer. Il y a quelque chose de vraiment personnel dans ce morceau.

On l’aime vraiment beaucoup aussi, ça tombe bien. De ton côté est-ce que tu bosses sur d’autres projets ces derniers temps ?

Ouais, comme je l’ai dit j’ai de nouveaux morceaux … c’est un peu plus sophistiqué maintenant, je suis allé en studio, j’ai enregistré et j’ai fait sonner ça vraiment ‘high fidelity ». Maintenant c’est très « propre » et « slizzy » en quelque sorte.

Est-ce que tu as écris tes nouvelles chansons toi-même ou est-ce que tu as demandé aux musiciens qui sont là avec toi de participer cette fois-ci ? C’est toujours un processus uniquement solo pour toi en terme de création ?

C’est toujours solo, mais j’essaie aussi d’avoir d’autres contributions parfois. Là mon but c’est plutôt d’écrire les morceaux, et d’être le « directeur musical ». J’essaie d’utiliser les talents de chacun pour aller dans la direction que je veux. C’est une approche avec laquelle je peux utiliser les outils dont j’ai besoin.

On a une dernière question pour toi. Comment as-tu rencontrer et comment as-tu réussi à faire travailler Ariel Pink sur le morceau ‘The Chat’ ?

En fait j’étais dans ce lieu où trainait Ariel Pink, je ne le connaissais pas encore énormément mais il m’a entendu faire deux-trois trucs avec une guitare et sur le moment il a plutôt aimé ça. Il m’a dit qu’il voulait que je participe à son album et je me suis retrouvé le lendemain en studio à faire une partie de guitare sur son LP Pom Pom. Plus tard, alors que j’avais écrit ce morceau « The Chat » depuis pas mal de temps, je n’arrivais toujours pas à le chanter ou en tout cas à être content de la façon dont je le chantais. En fait ce morceau est un morceau qui sonne quand même pas mal Ariel Pink à la base, donc je me suis dit que la meilleure solution était qu’il s’occupe de le chanter lui même et il a tout simplement accepté.

Released a few weeks ago on Circle Star Records (sub label of Stones Throw), the 10 songs part of Timeline, Mild High Club excellent first album, continue to resonate in our headphones. It must be said that Alexander Brettin, the artist behind the project, disclose pop music with psychedelic influences and rnb resonances that already stands as one of the great discoveries of 2015.

It is 21:00 when we see Alexander get in the bar of the Casa del Popolo in Montreal. He starts his concert three hours later and therefore we find him in the basement of the hall, accompanied by his musicians, a pair of dice in the hands and a few dollars lying around and trading on the table.

A : So someone said you wanted to do an interview ?

S : Yeah sure ! First of all congrats on the release of your first album yesterday !.

Ok cool. Yeah thanks man !

Do you feel that as a completion, like the end of a process or the beginning of something new ?

I feel like it is time for the next step, I mean for the new stuff I am working on. The first album took a long time and I am back to being existed about some new stuff. I am really looking forward to what is next. This record coming out like yesterday it is just kind of a relief cause it has been like three years, well almost three year.

So you wrote some of the songs three years ago ?

Yeah, a lot of it, a very long time ago so… But I have some new stuff and I will probably play some tonight ! So you will hear some of that.

Cool ! And in the mean time, while writing and composing your album, you have been involved in some other projects like Silk Rhodes and others. Working on other albums is something that helped you for recording and completing your own ?

Yeah, I mean Silk Rhodes especially, those guys Mike Collins and Sacha Desree [Michal is the producer and Sacha the vocalist of Silk Rhodes] are very talented, and Mike kind of brought me into the music world in a new way that I had not seen before. That was back in 2012, when I was working with them on their album. And they also worked on that album (pointing at other members of the Mild High Club), we are like a giant family or a network of fun people (laugh).

If the Internet is not lying your are from Chicago, and you have recently move to L.A.?

Yeah that is right !

I get the impression that now, if you want to break into the indepedant music world you just have to be there. Is it something you had in mind when you moved to L.A.?

Actually no. Actually the Silk Rhodes thing happened, and I was already working on my album and I approached labels that ware based in L.A. you know. I just gave them the music and I went back to Chicago and they kind of told me that they really wanted to put the record out. At the time i was thinking of moving to L.A. because you know, the winters in Chicago … and I never lived anywhere else besides my hometown and Chicago so … I really wanted the sunshine, the palmtress. It was just time to move for me. I had no idea that the music scenewas so big. And now I have a lot of friends out there, they are making good records, touring..

The first time we heard your song « Windowpane » back in the begin of this year, we were kind of surprised because it was on the soundcloud of Stones Throw. And even if they also release really good pop / rnb stuff, the label is mostly linked to the westcoast hiphop. How do you link what you do with the label ?

Well you know I did not really thought about it. There was another label that was talking to me, and it just turned out that Stones Throw was just so « upfront » you know. And Peanut Butter Wolf (creator of Stones Throw in 1996) was really the one who help me get my footing… i mean he was an early fan of my music and he hit me up a bunch of time telling me he was interested. And I learned a lot from people over there. For me the big thing about going to that label was obvisously the work of J Dilla and Madlib or Dam-FunK who is like a mentor… Everytime you see him he his like preaching the purest music, it is crazy. He has this club in L.A., and it is like going to school.

I can imagine. And the sound of your album, is it something that you had in mind for a long time or is more like recent influences that brought you to this specific sound ?

I guess working with Run DMT, Salvia Plath, or Mike Collins, those dudes, that defenitely helped shape the sound. There are just been a few influences that i picked up on know you, like Georges Harisson. Then i just tried to capture something warm with that first one. I used like a tape machine, cassettes, to record a lot of it. But I also did not know what i was doing so … that was the first one and just kind of like an experiment and I got lucky. Well I thinh that i got lucky, i do not know.

Did Stones Throw helped you with the production ?

They did not really… I mean Matthew David who does Leaving Records [the label has a partnership with Stones Throw) mastered my record but they really let me do what I wanted to do. They did not really ask me to change any of my songs or anything. I did not really edit it much, there is a lot of mistakes that I hear on it but… I don’t know. I struggled with it for a long time, and I finally had to let it go and I realised that sometimes you have to make some shit before it gets good you know. It is just my opinion but I am still happy with it. I did not even record it on a studio, as I said it was mainly done with a tape recorder, in like a basement or my bedroom. I was very mobile, I have like a Macbook and this recorder. It was not like a professional-like thing.

Mild High Club is a very special name for a solo project. it sounds like more of a band name actually. Is it because you did not wanted to be maybe trapped with only one music, or one sound and explore new thing and projects in the future ?

Yeah it is actually. There is a couple of reason for the name. First of all the name is a pun. My friend Sacha Desree came up with the pun name. It is this concept I have of this sort of lounge, this thing where there is multiple people coming in and out and there are mutliple sources of creative input. It is not limited to us necessarily. It is like a club, there has been like 25 different people who went in and out of my little like « cabaret ». For this first record there is a lot of it I did record myself but a lot of it was done with other people. The concept is like it is less of a person but more of an organisation.

Cool, so you have to have your own jacket and stuff !

Yeah exactly, we want to make pins !

And in this album do you have any favorite song ?

I think my favorite song, or the song i think is the best one is probably ‘Timeline’, that is my first song, that I wrote like three years ago at 4 in the morning, and I never edited it. It all happened in like two hours and I did not wanted to change any of it. It sounds a little beat up but something about it feels very personal… I don’t know.

Ok cool. And now are you working on some other project ?

Yeah – Like i said i have new songs … It is more sophisticated now, I went into a studio, I recorded and I made it sounds like really ‘Hi-Fi’. Now it is very loungy and kind of slizzy or something.

Did you wrote your new songs by yourself or did you asked the other guys who are here know to do it with you ? Is it still a solo process for you ?

Well It is still a solo process, and i also do take some creative input at times but generally at this point my goal is to write the music and be the musical director and like have everybody’s talent to come through a way that i want. This is an approach where I can pull the right tools so to speak !

We have a last question for you. How did you met Ariel Pink and how did you make him work on your song ‘the Chat’ ?

I was in this place where Ariel Pink hanged around. He heard me make some tricks and riffs with my guitar and I think he rather liked it. He told me he wanted me to participate in his album and the next day I was in the studio recording some guitar part on Pom Pom (Ariel Pink last album). Later, when I was writing « The Chat », I just could nosing this song, or at least be happy with the way I sang it. In fact this song sounds like an Ariel Pink one, so I thought that the best solution was that he sing « The Chat » himself on my album. I just asked and he simply accepted it.

Photo : Morgane De Capèle

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Mild High Club • The Chat ft. Ariel Pink & Weyes Blood

A quelques jours de la sortie de son premier album, Mild High Club (aka Alexander Brettin) fait monter la pression en dévoilant un nouveau titre qui figurera sur le tant attendu Timeline. Nous ne sommes probablement pas les seuls à le remarquer : ce ‘The Chat’ semble avoir été directement composé pour Ariel Pink. Quoi de plus naturel donc, que d’entendre les deux copains collaborer une nouvelle fois ensemble.

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Playlist • 053

Cette semaine, on commence très fort avec un classique de chez Salsoul et un autre de Lafayette ! On enchaîne vite fait avec le dernier EP de DâM-FunK sorti hier et en téléchargement libre sur le site de Stones Throw. En parlant de Modern Funk, on fait un tour du côté du premier disque de Harvey Sutherland, artiste qui gagne à être connu… Un peu de Soul ne nous fera pas de mal : Labbi Siffre et The Meters sont là pour nous accompagner. Après une inéviable session Disco (Gloria Ann Taylor, Mellrose) et un peu de boogie bien de chez nous (Marc Chantereau), finissons en beauté sur le dernier Mick Jenkins dont la prod est signée… Kaytranada !

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Our Vinyl Weighs A Ton • This is Stones Throw Records

Notre vinyle pèse une tonne… Oui, c’est bien le poids symbolique qu’apporte chacune des sorties du mythique label californien Stones Throw dans une industrie musicale encombrée.

Mené d’une main de fer par le charismatique Peanut Butter Wolf, homme à qui tout réussit – non sans peine et travail – Stones Throw est aujourd’hui la plus grosse maison indépendante du hip-hop underground et pèse également dans beaucoup d’autres sous-genres. Our Vinyl Weighs A Ton (nom faisant référence au premier album solo de PBW) est un documentaire sur l’histoire de Stones Throw réalisé par les français Sébastien Bauer et Lucas Blaya. A l’occasion de la venue de Peanut Butter Wolf et DâM-FunK à Paris en mars dernier, Free Your Funk a organisé une avant-première du film au Moma Shelter. On y était.

Sébastien Bauer et Lucas Blaya ont suivi Chris Manak aka Peanut Butter Wolf durant plusieurs mois, à 3 reprises. Ils se plaisent à raconter qu’ils ont immédiatement – dès leur arrivée – été mis en immersion totale dans la vie du label, entre barbecues familiales et soirées. Le projet avait été annoncé il y a de cela déjà 3 ans, mais a subi des contraintes budgétaires comme malheureusement beaucoup de travaux de ce type. C’est grâce à l’aide décisive de Jeff Broadway que le projet a enfin vu le jour. Avant toute chose, il convient de souligner la qualité de la réalisation, des plans et surtout, du générique animé, percutant et parfaitement synchronisé. D’emblée, on sait que l’on n’a pas affaire à des branleurs.

Le film s’ouvre sur le passé punk de PBW, avant que celui-ci ne se tourne de façon plus radicale vers le hip-hop. Dès son plus jeune âge, Chris traînait chez les disquaires et leur réclamait des références qu’eux-mêmes ne connaissaient pas. Ils lui ont promis de l’engager lorsqu’il arriverait à sa majorité, c’est ce qu’ils ont fait. Chris s’est ainsi retrouvé disquaire puis derrière les machines du regretté Charizma. Celui-ci décède en 1993. A ce moment-là, PBW délaisse la musique avant de s’y jeter de nouveau tête la première. En 1996, Stones Throw voit le jour avec My World Premiere, disque posthume de son frère d’armes. Le film conte cette histoire : les années de galère avant de connaître la notoriété en signant des artistes devenus très médiatiques (Aloe Blacc, Mayer Hawthorne) et l’intransigeance de Chris qui se fiche de la ligne artistique de son label : ce qui l’importe, c’est de faire ce qu’il veut, quand il veut.

Au cours des 90/120 minutes que dure le film, les différents artistes ayant participé de près ou de loin à l’aventure content leurs anecdotes. On y apprend ainsi que Flying Lotus, alors stagiaire chez Stones Throw, avait proposé ses maquettes qui avaient été refusées. A l’époque, FlyLo produisait comme Madlib et Jay Dilla. Chris avait donc préféré les privilégier plutôt que les dédoubler. Manque de flair ? Non, il s’agit encore d’intransigeance. Et quand on voit ce que Stones Throw est devenu aujourd’hui, on se dit que son grand patron ne s’est pas beaucoup trompé… Le film montre une fois de plus que le label n’a jamais hésité à signer des disques « invendables » et dans des styles très variés Abstract (Zero7), Rap (M.E.D), Noise (The Cyclist), New Wave (Anika), Experimental (James Pants) et j’en passe.

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Aujourd’hui, le public connait DâM-FunK comme le gars qui a produit un album avec Snoop Dogg. N’oublions pas que Damon faisait de la musique depuis 20 ans dans sa chambre pour des rappers obscurs, à une époque où ce métier était encore mal vu. C’est encore Chris qui, en fumant MySpace, a découvert son travail et a décidé de signer son premier LP. Si certains artistes comme Mayer Hawthorne et Aloe Blacc sont partis vers d’autres sphères plus commerciales, ceux-ci gardent toujours une certaine affection pour le label (du moins concernant Mayer, Aloe Blacc n’ayant pas voulu s’entretenir avec les réalisateurs). Le nom de Mayer appartient dorénavant à une major, mais cela ne l’empêchera pas de revenir sur Stones Throw via un nouvel alias. Le film montre bel et bien l’esprit fédérateur qui subsiste dans la maison gérée par Peanut Butter Wolf, patriarche de cette frange de la musique indépendante. Vingt ans après le décès de Charizma, sa disparition pèse encore sur le label qui, en quelque sorte, franchit les obstacles en sa mémoire.

En définitive, Our Vinyl Weighs A Ton dévoile parfaitement l’importance qu’a eu – et a toujours – la maison-mère californienne sur la musique, au sens global du terme. De Kanye West à QuestLove en passant par Tyler, une pléthore d’artistes revendique une influence Stonienne. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter.