2 + 0 + 1 + 5 = 8. Soit le nombre de projets portés par le prolifique Ty Segall (sans compter son Ty Segall Band ou même ses escapades en solo). Si tous ces groupes (The Traditional Fools, Epsilons, Party Fowl, Sic Alps, The Perverts, Fuzz, GØGGS, Broken Bat) n’ont pas été formés cette année, il n’en demeure pas moins que 2015 a indubitablement été marquée par la patte du californien, ultra actif et productif.

Dès janvier, Ty Segall pond son premier effort en solo, l’EP Mr Face, d’une facture très correcte qui annonçait en quelque sorte la couleur d’une riche année qui commençait à peine.

Viendra ensuite la formation de deux groupes, Broken Bat en compagnie du batteur Dale Crover (The Melvins) et du bassiste Steven Mc Donald (Redd Kross, OFF!) ainsi que GØGGS, avec notamment un She Got Harder plutôt accrocheur.

L’été californien venu, c’est en studio que notre bonhomme s’exile pour enregistrer le deuxième album du quatuor féminin La Luz, Weirdo Shrine. Avant la sortie (prévue pour janvier 2016) de son nouvel album solo, Emotional Mugge, dont il assure lui-même la promotion en mimant un psychologue ou en s’amusant notamment à envoyer celui-ci en VHS aux journalistes, Ty trouve le temps de sortir un second album avec Fuzz (II)  en octobre ainsi qu’un album hommage à Marc Bolan, chanteur britannique de T.Rex, influence – assumée – du bonhomme.

Ce Ty Rex, paru sur Goner Records, est truffé de reprises du groupe anglais qui dataient de 2011 et 2013, auxquelles est venu s’ajouter une inédite, celle du classique 20th Century Boy. Deux albums réussis et sortis à intervalle très rapproché qui illustrent le stakhanovisme, et surtout le talent de notre homme qui a donc enchaîné les projets en cette année fort fructueuse.

Alors oui, 2015 année segallienne à coup sûr. On attend de voir ce que nous réservera 2016, mais à en croire la sortie, dès janvier, d’un album solo, on se dit que le californien n’est pas prêt de ralentir le rythme soutenu. On va pas se plaindre, mais on pense à toi Ty ; ménage toi quand même un peu.